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Clôture triomphale de la première édition du SMTA : Un écosystème touristique en ébullition, prêt à propulser le Sénégal vers l’émergence

  • Photo du rédacteur: Le Patriote
    Le Patriote
  • 12 déc. 2025
  • 4 min de lecture
Dr Adama Ndiaye lors de l'ouverture  du SMAT
Dakar, le 12 décembre 2025 – La première édition du Salon du Tourisme et des Métiers Associés (SMTA), qui s’est tenue du 8 au 11 décembre sur l’esplanade emblématique du Grand Théâtre National de Dakar, a tiré sa révérence sur une note d’optimisme résolu

Réunissant plus de 150 exposants, 5 000 visiteurs professionnels et une quarantaine de délégations internationales, cet événement pionnier a posé les jalons d’une ambition nationale : faire du tourisme un pilier incontournable de l’économie sénégalaise. Comme l’a souligné le ministre de la culture, de l'artisanat et du Tourisme, Mr Amadou Ba, lors de la clôture : « Je pense qu’il y a tout un écosystème en ébullition qui ne demande que l’implication des autorités, des opérateurs privés, et surtout de la jeunesse, pour que ce secteur soit demain le moteur de l’économie du Sénégal. » Une déclaration qui résume l’esprit d’une session riche en échanges et en perspectives.


Une synthèse des temps forts : Dynamisme et inclusivité au cœur des débats

Le SMTA, initié par l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT) en partenariat avec le ministère de la culture, de l'artisanat et du Tourisme, a dépassé les attentes en termes de rayonnement et d’impact. Sur trois jours intenses, le salon a servi de plateforme idéale pour explorer les thématiques phares du secteur : l’écotourisme durable, la digitalisation des services touristiques, la formation aux métiers émergents et l’intégration de la jeunesse dans les chaînes de valeur. Des conférences plénières, animées par des experts de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et des acteurs régionaux, ont mis en lumière les atouts du Sénégal – plages infinies du Saloum, sites classés UNESCO comme Gorée et le Djoudj, ou encore l’hospitalité légendaire de la Casamance – tout en identifiant les défis structurels, tels que l’insuffisance des infrastructures hôtelières et la faible visibilité internationale.

Les B2B meetings, qui ont généré plus de 500 leads qualifiés, ont favorisé des accords préliminaires entre opérateurs sénégalais et investisseurs étrangers, notamment d’Europe du Nord et du Moyen-Orient. L’accent mis sur l’inclusivité – avec des espaces dédiés aux startups féminines et aux artisans locaux – a permis d’intégrer les acteurs périphériques, souvent marginalisés dans les dynamiques touristiques traditionnelles. Au bilan, cette première édition a non seulement boosté la visibilité du Sénégal comme destination émergente, mais a aussi catalysé un réseau collaboratif, essentiel pour une croissance sectorielle estimée à 8-10 % annuels d’ici 2030, selon les projections de la Banque mondiale.


Analyse : Un secteur en pleine mutation, freiné par des investissements insuffisants

L’analyse des débats et des retours des participants révèle un écosystème touristique sénégalais en pleine effervescence, porté par un potentiel inexploité. Avec 1,5 million de touristes en 2024 et un objectif de 5 millions d’ici 2035, le secteur représente déjà 7 % du PIB et génère 80 000 emplois directs. Pourtant, des contraintes persistantes – comme la vétusté des aéroports régionaux, le manque de formation qualifiée et une promotion digitale limitée – entravent son plein essor. Le SMTA a mis en exergue ces faiblesses, tout en soulignant des opportunités : l’explosion du tourisme halal et éco-responsable, ou encore l’intégration du numérique pour des expériences personnalisées.

Cette session a ainsi servi de miroir fidèle : un secteur résilient, boosté par la jeunesse innovante et les partenariats privés, mais qui appelle une intervention publique plus décisive. L’engagement des autorités, comme l’a rappelé le ministre Amadou Ba, doit transcender les déclarations pour se traduire en actes concrets.


Perspectives d’avenir : Le tourisme comme levier prioritaire de développement

À l’horizon 2030, le tourisme pourrait générer 200 000 emplois supplémentaires et contribuer à 12 % du PIB, à condition d’une mobilisation collective. Les perspectives dégagées par le SMTA – diversification vers l’agritourisme et le tourisme culturel, renforcement des corridors régionaux avec la CEDEAO, et adoption de technologies comme l’IA pour la réservation – ouvrent des voies prometteuses. Pour les concrétiser, le gouvernement est appelé à doter les moyens nécessaires : un budget dédié de 200 milliards de FCFA annuels pour les infrastructures (hôtels 4-5 étoiles, routes touristiques), des programmes de formation massifs pour 50 000 jeunes d’ici 2028, et une stratégie de promotion agressive via des campagnes internationales et des partenariats avec des plateformes comme Booking ou Airbnb.

Une telle implication transformerait le tourisme en véritable levier de développement inclusif, réduisant les disparités régionales et favorisant l’équité sociale. Le Sénégal, avec son héritage culturel unique et sa position géostratégique, ne peut se permettre de laisser ce potentiel en jachère : investir aujourd’hui, c’est semer les graines d’une économie résiliente et prospère demain.

En conclusion, la première édition du SMTA n’est pas seulement une réussite événementielle ; elle est le catalyseur d’une ambition nationale. Nous rendons un vibrant hommage à toute l’équipe du SMTA, et particulièrement à l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), pour l’organisation impeccable et l’énergie contagieuse qui ont fait de cet événement un triomphe total. Leur professionnalisme et leur vision ont permis de fédérer un écosystème entier autour d’un objectif commun : un Sénégal touristique rayonnant. Bravo pour cette masterclass en promotion nationale !


Clôture triomphale de la première édition du SMTA : Un écosystème touristique en ébullition, prêt à propulser le Sénégal vers l’émergence

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