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CAF : la honte de trop

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    Le Patriote
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture
CAF : la honte de trop
C’est fait. La Confédération Africaine de Football, cette institution en roue libre, à signer l’arrêt de mort de la crédibilité sportive de notre continent. Au mépris des règles, au mépris des peuples, au mépris du football

On croyait avoir tout vu. Les arbitrages orientés, les dessous-de-table, les petits arrangements entre amis dans les salons feutrés. On pensait que le seuil de l’indécence avait été atteint. On se trompait. La CAF vient de nous prouver qu’elle est capable de toucher le fond, et de creuser encore.

Aujourd’hui, ce n’est plus une rumeur. C’est une décision qui vient dêtre acter: offrir la Coupe d’Afrique des Nations sur un tapis vert au Maroc. Oui, vous avez bien lu. Après une finale dont le chaos a été filmé, diffusé et vu par des millions de téléspectateurs, l’instance faîtière du football africain voudrait réécrire l’histoire . Sous prétexte d’incidents, sous pression des lobbies, on s’apprêterait à dépouiller une nation de son titre amplement mérité et dignement remporter, pour le refiler au pays hôte, comme on offre un lot de consolation à un enfant gâté qui n’a pas supporté de perdre.

Mais de quel droit ? Au nom de quelle légitimité ?


Un continent humilié

Cette décision honteuse, ne spolie pas seulement une équipe. Elle humilie un continent tout entier. Elle dit à la face du monde que l’Afrique n’est pas capable d’organiser une compétition propre, que ses dirigeants sont des marionnettes, et que sur notre terre, le résultat d’un match ne se décide jamais sur le gazon, mais dans des réunions secrètes où l’on distribue les faveurs.

Parlons de cette finale. Des joueurs qui quittent la pelouse, des tensions, une pression inadmissible sur le corps arbitral... Et c’est le perdant qui voudrait être déclaré vainqueur ? Quelle logique obscure préside à cette aberration ? La CAF avait l’occasion de montrer les muscles, de sanctionner lourdement les débordements, où qu’ils viennent. Au lieu de cela, on envisage de récompenser les tricheurs. On veut offrir le trophée à ceux qui n’ont pas su le gagner dans le temps réglementaire.

Mais que font les autres fédérations africaines ? Que font ceux qui subissent en silence depuis des années ce deux poids deux mesures ? La Tanzanie, le Mali, le Cameroun, l’Égypte, et tant d’autres, savent ce que cela coûte de se frotter à ce système . L’Algérie, trop souvent victime de cet arbitrage à géométrie variable, doit aujourd’hui montrer la voie de la dignité .


Il est temps de dire NON

Nous disons non. Non à cette mascarade. Non à cette confiscation du sport par la politique et les affaires. Le football africain appartient aux peuples, pas à une poignée de barons vendus à la realpolitik. Si la CAF persiste dans cette voie, si elle ose toucher au trophée pour le poser sur un tapis vert à Rabat, alors qu’elle assume. Elle assumera d’avoir tué le peu d’âme qu’il restait à notre football.

La CAN a 69 ans. 69 ans d’histoire, de joies et de peines . La réduire à une tractation de marchands de tapis, c’est insulter la mémoire de nos pères fondateurs.

La balle est dans le camp des peuples. Si la CAF va au bout de cette honte, il faudra que les tribunes se vident, que les diffuseurs tournent le dos, et que l’Afrique du football se lève pour balayer cette clique d’incompétents et de prédateurs.

Car une chose est sûre : sur un terrain, on peut perdre un match. Mais avec la CAF, c’est l’Afrique tout entière qui est en train de perdre la face.

Assez, c’est assez.



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